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Recruter un soudeur qualifié : ce qu’il faut vérifier avant de l’envoyer sur le chantier

Un CV qui dit « soudeur TIG confirmé » ne dit rien. Voici comment qualifier un profil en dix minutes, licence en main et téléphone à l’oreille, avant de l’envoyer sur site.

Partir du besoin, pas du CV

Avant de chercher, écrivez le besoin comme le ferait un coordinateur en soudage : procédé (141, 135, 111, 136...), produit (tôle ou tube), matière (acier, inox, alu, et le groupe si vous le connaissez), épaisseurs et diamètres, positions, et le contrôle prévu (radio, ultrasons, visuel). Ajoutez le lieu, les dates, et si le grand déplacement est nécessaire.

Ce cadrage tient en cinq lignes et évite l’erreur la plus fréquente : recruter un excellent soudeur tôle à plat pour un chantier de tuyauterie en position.

Lire la licence, vraiment

Une qualification EN ISO 9606-1 est un domaine de validité, pas un badge. Sur le certificat, comparez point par point avec votre besoin : le procédé, le type de produit, le type d’assemblage (bout à bout ou angle), le groupe de matériaux, la gamme d’épaisseurs, le diamètre minimal pour les tubes, les positions, et le détail du métal d’apport. Un point hors domaine, et le soudeur n’est pas qualifié pour ce travail, même s’il sait le faire.

Ensuite, la validité : la date de l’épreuve donne trois ans, mais chaque case de confirmation semestrielle doit être signée. Une case vide, et la licence est tombée, quelle que soit la date d’expiration imprimée. C’est le contrôle qui prend trente secondes et qui évite un refus du client au premier audit.

Sur Soudly, les licences sont affichées avec leur domaine de validité et leur date de fin, et celles dont le certificat a été vérifié portent une mention. Ça ne remplace pas votre lecture, ça l’accélère.

Les cinq questions du premier appel

L’éprouvette d’entrée

Même avec une licence en règle, faites souder une éprouvette représentative avant l’accès au chantier : même matière, même procédé, même position que le travail prévu, contrôlée selon le critère du chantier. C’est le seul test qui mesure la compétence du jour, pas celle de l’épreuve d’il y a deux ans. Les donneurs d’ordres du nucléaire, de la pétrochimie et du naval l’exigent ; les autres gagnent à le faire.

Où chercher quand l’agence n’a personne

Les agences d’intérim spécialisées restent le premier réflexe, et il est bon. Quand elles n’ont personne, trois autres voies : les centres de formation soudage, qui connaissent leurs sortants et les anciens en reconversion ; les groupements et réseaux d’indépendants, qui interviennent en prestation ; et les plateformes spécialisées. Soudly liste les soudeurs, chaudronniers, tuyauteurs, monteurs, coordinateurs et contrôleurs par procédé, licence, position, secteur et zone de déplacement, avec les coordonnées en direct pour les comptes entreprise.

Ce qu’il faut retenir

Cette page s’appuie sur la norme NF EN ISO 9606-1 et sur les pratiques courantes des donneurs d’ordres industriels. Les exigences précises dépendent du code de construction, du cahier des charges et du coordinateur en soudage de la fabrication.

Questions fréquentes

Un soudeur avec une licence 141 peut-il souder tout ce qui est TIG ?

Non. La licence couvre un domaine de validité précis : le procédé, mais aussi le type de produit (tôle ou tube), le type d'assemblage, le groupe de matériaux, la gamme d'épaisseurs et de diamètres, et les positions. Un 141 tube inox en position H-L045 ne vaut pas pour de la tôle acier à plat. C'est le domaine de validité qu'il faut comparer à votre besoin, pas le numéro de procédé.

Faut-il refaire une éprouvette si le soudeur a déjà une licence valide ?

Dans la plupart des cas, oui. La licence prouve que le soudeur a réussi une épreuve un jour, dans un cadre donné. L'éprouvette d'entrée prouve qu'il sait le faire aujourd'hui, sur votre matière, avec vos réglages. Beaucoup de donneurs d'ordres l'exigent avant tout accès au chantier.

Comment vérifier qu’une licence est encore valable ?

Trois choses à regarder sur le certificat : la date de l'épreuve (validité de trois ans), les cases de confirmation semestrielle (toutes doivent être signées, une seule manquante et la licence tombe), et le domaine de validité. Le nom de l'organisme qui a délivré le certificat doit être identifiable.

Intérim, indépendant ou CDI : que choisir pour un arrêt de maintenance ?

Pour une mission de quelques semaines, l'intérim et l'indépendant sont les deux voies courantes. L'intérim vous décharge de l'administratif et de la paie. L'indépendant se contracte en direct, souvent plus vite, avec sa propre responsabilité civile. Le CDI se justifie quand la charge est récurrente sur l'année.

Où trouver un soudeur quand les agences n’ont personne ?

Les centres de formation soudage (pour les sortants), les groupements d'indépendants, les réseaux de compagnons, et les plateformes spécialisées comme soudly.fr qui listent les professionnels par procédé, licence, position et zone de déplacement, avec appel en direct.

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