Soudeur indépendant : où trouver des missions (Malt, intérim, sous-traitance)
Un soudeur qui se met à son compte a quatre portes d’entrée pour trouver du travail. Elles ne prennent pas la même part, et on n’y trouve pas les mêmes missions.
1. La sous-traitance en direct
C’est là que se font la plupart des missions : un atelier de chaudronnerie, un prestataire de maintenance ou une entreprise de tuyauterie qui a un pic de charge et appelle un soudeur qu’il connaît. Personne ne prend de commission, mais il faut être connu. Le bouche-à-oreille, les anciens chefs d’équipe et les arrêts de maintenance où l’on a bien travaillé font l’essentiel.
2. L’intérim
Ce n’est pas du travail indépendant, mais c’est le premier concurrent de l’indépendance : l’agence trouve la mission, vous restez salarié, avec l’indemnité de fin de mission (au moins 10 %) et l’indemnité de congés payés (10 %). En contrepartie, l’agence facture l’entreprise nettement plus cher que ce qu’elle vous paie, et vous ne choisissez pas toujours la mission.
3. Malt et les plateformes généralistes
Malt est la plus connue des plateformes de freelances en France. Pour un soudeur, elle reste marginale : une trentaine de profils « soudeur » affichés fin septembre 2026, et peu d’entreprises industrielles qui y cherchent. La commission est de 10 % HT sur les missions avec un nouveau client, moins avec un client fidèle. Utile en complément, surtout pour les formateurs et les profils de coordination soudage.
4. Les plateformes spécialisées métal
Elles partent de ce qui compte dans le métier : les procédés en codes ISO 4063, les licences EN ISO 9606 avec leur date de validité, les positions, la mobilité. Sur Soudly, la fiche se crée à partir de votre CV, les entreprises et les agences vous appellent directement, et c’est gratuit pour les professionnels, sans commission sur ce que vous facturez.
Ce qu’il faut retenir
- La sous-traitance en direct reste la première source de missions : soignez votre réseau.
- Malt : 10 % HT par mission avec un nouveau client, peu de demande industrielle.
- Micro-entreprise 2026 : 83 600 € de chiffre d’affaires maximum en services, TVA au-delà de 37 500 €.
- Comparez l’indépendance et l’intérim sur une année complète, jours sans mission compris.
Plafonds micro-entreprise 2026 et indemnités d’intérim : règles en vigueur au 30 septembre 2026. Chiffres Malt relevés sur malt.fr à la même date. Cette page est un repère, pas un conseil juridique ou fiscal : pour votre cas, voyez un expert-comptable.
Questions fréquentes
Peut-on trouver des missions de soudeur sur Malt ?
Oui, mais c'est marginal. Fin septembre 2026, une recherche « soudeur » sur Malt affiche une trentaine de freelances dans toute la France, dont une partie de dessinateurs et d'ingénieurs. Malt est construit pour le numérique et le conseil : les entreprises industrielles y cherchent peu de soudeurs. Malt prélève 10 % HT sur les missions avec un nouveau client, moins avec un client fidèle.
Quel statut pour être soudeur indépendant ?
Le plus simple pour démarrer est la micro-entreprise : en 2026, le chiffre d'affaires est plafonné à 83 600 € par an pour les prestations de services, et la franchise de TVA s'arrête à 37 500 €. Au-delà, ou si vous investissez dans un poste et un véhicule, une société (EURL, SASU) devient plus adaptée. Le portage salarial permet de facturer sans créer de structure, contre des frais de gestion. Faites valider votre choix par un expert-comptable.
Combien facture un soudeur indépendant ?
Sur Malt, les soudeurs affichent le plus souvent entre 300 et 500 € HT par jour (relevé de septembre 2026), davantage pour les formateurs et les profils nucléaire ou coordination. Le bon prix dépend du procédé, des licences en cours de validité, du matériel fourni et du déplacement.
Indépendant ou intérimaire : que gagne-t-on vraiment ?
L'intérimaire est salarié : il touche en plus de son salaire une indemnité de fin de mission d'au moins 10 % et une indemnité de congés payés de 10 %, et il est couvert (chômage, accident du travail). L'indépendant facture plus cher à la journée mais paie ses charges, son assurance et ses jours sans mission. Comparez sur une année, pas sur un taux journalier.
Faut-il une assurance pour souder en indépendant ?
Oui : une responsabilité civile professionnelle est le minimum, et beaucoup de donneurs d'ordre demandent aussi une décennale pour les travaux qui touchent au bâtiment ou aux structures. Demandez l'attestation à votre assureur avant la première mission, on vous la réclamera.